Municipales Biarritz 2020 : je ne serai (sans doute) pas candidat

Chers Biarrots,

Le 7 septembre dernier, le Conseil Constitutionnel a déclaré mon inéligibilité pour une durée de 3 ans à compter de la date de sa décision, soit jusqu’au 8 septembre 2021.

Je ne serai donc – a priori – pas candidat à la prochaine élection municipale de Biarritz qui devrait se tenir au printemps 2020.

Extrait de la décision n° 2017-5322 AN du Conseil Constitutionnel en date du 7 septembre 2018

 

Une sanction disproportionnée

Le Conseil Constitutionnel base exclusivement sa décision sur le fait que je n’ai pas restitué les carnets de reçus-dons qui m’avaient été remis lors du dépôt de ma fugace (3 jours !) candidature à l’élection législative 2017 dans la 6ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques, sans tenir aucun compte des explications que je lui fournissais dès le 15 décembre 2017, ni me demander aucune information ou document complémentaires, ainsi que je le proposais :

Madame, Monsieur,

J’accuse réception de votre courrier portant la référence 2017-5322 AN et vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous mes observations en réponse à celui-ci :

SUR LA CHRONOLOGIE :
1) Le vendredi 19 mai 2017, j’ai déposé ma candidature à l’élection législative sur la 6ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Ce dépôt a été effectué à titre conservatoire, un recours (voir l’article de Sud Ouest du 17 mai 2017 ci-joint) ayant été lancé auprès de la Commission d’Ethique et de la Commission d’Investiture de La République en Marche, dans le but d’invalider l’investiture de Monsieur Vincent Bru, ainsi que je l’expliquais sur ma page Facebook le samedi 20 mai.

Cette information a été publiée par le journal Sud Ouest le 20 mai 2017 (voir pièce jointe "Candidature conservatoire F. Amigorena").


2) Le lundi 22 mai, soit 3 jours plus tard, en l’absence de réponse de la Commission d’Ethique et de la Commission d’Investiture de La République en Marche, j’ai pris acte de leur décision tacite de maintenir l’investiture de Monsieur Vincent Bru et ai annoncé publiquement le retrait de ma candidature.

L’annonce de ce retrait figure :
- sur mon blog 
- sur ma page Facebook 
- sur mon compte Twitter 

et a été publiée par la presse locale :
- Mediabask  
- Sud Ouest : voir pièce jointe "Sud Ouest – 8 juin 2017"


3) Seuls 3 suffrages se sont malencontreusement portés sur ma candidature, 3 électeurs d’Hendaye ayant pris la peine de recopier soigneusement mon nom et celui de ma suppléante sur papier libre, ainsi que je l’expliquais sur mon blog le 12 juin 2017.

Cette information a été publiée par le journal Sud Ouest (voir pièce jointe "3 voix Amigorena").


SUR LES FAITS :
Compte tenu de mon retrait de candidature annoncé publiquement dès le lundi 22 mai, je n’ai :
- délibérément fourni aucun matériel électoral (bulletin de vote, affiche, profession de foi)
- pas ouvert de compte de campagne, sollicité ou reçu de dons, ainsi qu’en atteste Isabelle Bousquet, ma mandataire financière (voir ci-joint son attestation sur l’honneur et la copie de sa carte d’identité).


EN CONCLUSION :
Au final, ayant obtenu – bien malgré moi – 3 suffrages, donc nettement moins de 1% des suffrages exprimés, je n’étais pas tenu d’envoyer mon compte de campagne - qui n’existe pas, faute de dons - à la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques.
Ma seule erreur a été de jeter les formulaires de reçus-dons qui m’avaient été remis en Préfecture au lieu de les leur renvoyer comme j’aurais dû le faire.


Je me tiens bien sûr à votre entière disposition pour vous fournir toute précision ou document complémentaire que vous pourriez souhaiter.

En vous remerciant par avance de votre compréhension et de votre indulgence, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’expression de mes sentiments respectueux.

François Amigorena

 

L’heure n’est pas aux faux-semblants et je ne vous cacherai pas mon indignation et mon amertume face à une décision aussi intransigeante et à une sanction aussi disproportionnée.

Comment en effet accepter de subir sereinement la même peine d’inéligibilité pour une simple omission formelle que celle sanctionnant des élus convaincus de détournement de fonds ou de corruption ?
Mais la plus haute juridiction française en la matière en a décidé autrement et je ne peux aujourd’hui qu’en prendre acte.

 

Déterminé et conseiller municipal jusqu’en 2020

J’entends déjà les ricanements satisfaits de certains de mes adversaires politiques et de certains de leurs partisans.
Qu’ils sachent par avance que leurs sarcasmes ne rencontreront de ma part qu’une paisible indifférence.
Qu’ils sachent également qu’un avocat spécialiste en droit constitutionnel, étudie d’ores et déjà toutes les éventuelles possibilités de recours contre cette ahurissante décision et que j’irai au bout de chacun d’entre eux.

J’avais – j’ai toujours – la volonté chevillée au corps et au cœur de rassembler une équipe soudée et compétente, de vous proposer un projet solide et pertinent pour Biarritz et de solliciter vos suffrages pour pouvoir, si vous me faites confiance, le mettre en œuvre comme maire de cette ville singulière que nous aimons tant.

Je garde confiance dans les institutions judiciaires françaises et européennes pour que cela puisse en être le cas.
Quoiqu’il en soit, cette décision du Conseil Constitutionnel n’impacte pas mon mandat actuel.

Je reste donc conseiller municipal de Biarritz et continuerai bien sûr de me battre de toutes mes forces jusqu’en 2020 pour vous, sur tous les dossiers, Hôtel du Palais, Marbella, stationnement, police municipale, environnement, propreté, etc., qui nuisent ou risquent de nuire à notre ville.

 

Merci. Vraiment.

Pour finir, et c’est pour moi le plus important, je veux remercier avec beaucoup d’émotion, beaucoup de reconnaissance, toutes celles et ceux d’entre vous qui m’ont encouragé, aidé, soutenu dans mon combat politique.
Rien n’aura été, rien ne sera possible sans votre enthousiasme, votre investissement personnel et votre créativité.

A tous ceux-là, je présente par avance mes excuses attristées si j’étais dans l’impossibilité de les représenter lors des prochaines élections municipales et je fais en tout cas une promesse :

JE NE BAISSERAI PAS LES BRAS.

 

Combativement vôtre,
François Amigorena
Conseiller Municipal de Biarritz

 
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2 Comments
  • Reply
    gerard piton
    10 septembre 2018 at 8 h 26 min

    Lamentable…..un coup bas comme c’est monnaie courante dans le monde des politiciens Attendons la suite, cela peut-être un tremplin….pour la suite

  • Reply
    Paul Bismuth
    10 septembre 2018 at 23 h 46 min

    Décision stupéfiante et attristante si l’on pense à tous ceux qui sont élus et ne font strictement rien de leur mandat, ou pire, trahissent leurs engagements.

    Un an d’éligibilité par jour de candidature… heureusement que vous n’avez pas été candidat 20 jours sinon vous preniez 20 ans d’inégibilité ! c’est délirant, absurde, choquant car cela vous entrave dans votre action publique.

    G7 qui a dit G7 ?

    Comment ne pas voir que cette sanction s’abat sur vous, l’opposant principal du projet néfaste porté par Mr Veunac et ses associés sur l’hotel du Palais (future résidence des puissants du G7 en 2019, qui vont y dormir 2 jours pour ne plus jamais y revenir…), projet qui laissera les Biarrot(e)s avec un engagement de 75 ans (!) signé par Mr Veunac pour le seul plaisir du Sieur Macron (peu de doute qu’il va gagner sa Légion du (dés)honneur ce Veunac…). Après eux le déluge !

    Enfin comment ne pas voir que cette sanction vient aussi à point nommer pour « remettre au pas » les récalcitrants lors du vote qui doit entériner définitivement ce nuisible projet dans quelques jours lors du prochain Conseil Municipal.

    Sachez que de nombreux Biarrot(e)s vous soutiennent et espèrent que vous continuerez votre action salutaire.

    MERCI Mr AMIGORENA pour votre courage, pour votre engagement pour le bien PUBLIC, pour la défense des intérets de Biarritz et de ses citoyen(ne)s.

    Espérons que des voies de recours existent afin de pouvoir défendre vos droits honteusement bafoués par cette décision totalement disproportionnée.

    Ne lachez rien.

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