Veunac, Lafite : d’un « connard » à l’autre …

Lors du Conseil Municipal de Biarritz du 18 juin dernier, Guy Lafite, premier adjoint, a proféré à mon égard un élégant « C’est vraiment un connard çuilà ! », poursuivant ainsi sa pitoyable litanie de propos méprisants, agressifs et sexistes tenus en public.

En cela, il emboîtait le pas de Michel Veunac, maire de cette ville, et lui aussi peu avare en propos vexatoires et injurieux.

C’est ainsi que, le 5 mars 2016, lors d’une réunion rassemblant les 27 élus de la majorité d’alors et trois fonctionnaires municipaux, Monsieur Veunac n’avait, lui non plus, pas hésité à me traiter de « connard ».

Il faut se souvenir qu’au printemps 2016, MM. Veunac et Lafite avaient décidé, sans aucune concertation et sans même en informer au préalable les autres adjoints, d’augmenter les impôts locaux de Biarritz de 4%.
Je m’étais alors, avec quelques – rares – autres élus de la majorité, vigoureusement opposé à cette augmentation et avait proposé de plutôt mettre en place un plan d’économies sur le budget de fonctionnement de la Ville, afin d’éviter d’alourdir notre fiscalité locale.

Monsieur Veunac avait alors organisé une série de 3 réunions de majorité comme il en a le secret, c’est-à-dire qui tiennent plus de la séance d’enfumage et de câlinothérapie que de véritables réunions de travail entre élus responsables.

Lors de l’une d’entre elles, alors que je lui réitérais ma demande de lancer une véritable recherche d’économies budgétaires, il était, une fois de plus, sorti de ses gonds et m’avait publiquement traité de « génie des alpages » (F’Murr, paix à son âme, s’en retourne encore dans sa tombe) et de « connard ».

Voici ci-dessous l’Email que je lui avais envoyé – en mettant l’ensemble des membres de la majorité municipale en copie – dès le lendemain :

Michel,

Permets-moi de revenir, courtoisement et avec toute la considération due à ta fonction de Maire, sur la réaction que tu as eue à mon égard à la fin de notre réunion de majorité municipale hier matin.

Alors que je demandais calmement s’il serait possible, lors de notre prochaine réunion d’adjoints consacrée au budget 2016, de rechercher ensemble de nouvelles pistes d’économies dans les dépenses de la Ville de Biarritz, tu as réagi en :

- élevant immédiatement la voix avec colère,

- m’accusant de remettre en cause la compétence des fonctionnaires territoriaux qui ont participé à l’élaboration du budget,

- m’opposant un refus catégorique,

- m’insultant, en me traitant en particulier de « génie des alpages » et de « connard »,

le tout devant l’ensemble de nos collègues de la majorité municipale et de MM. Hourdillé, Landrin et Miranda, fonctionnaires municipaux.

Sur la forme, je ne peux que refuser d’être agressé de la sorte et souhaite donc que tu me traites à l’avenir (ainsi que nos collègues élu-e-s ayant déjà subi de ta part un comportement similaire) avec le minimum de respect que mérite n’importe quel être humain.

Sur le fond, ma démarche se voulait – et se veut toujours – constructive et ne remettait absolument pas en cause le professionnalisme ou l’investissement personnel des membres de l’Administration.

Je considère simplement que faire partie d’une majorité politique, c’est aussi être force de proposition, dans le respect des opinions de chacun.

Je crois en la force de l’intelligence collective et de la concertation.

Rien de tout cela ne me semble mériter d’être vilipendé en public.

Je te remercie d’avoir pris la peine de me lire et forme le vœu que nos relations retrouvent au plus vite le mode apaisé qu’elles n’auraient jamais dû cesser d’avoir.

Bien à toi,
François

Je n’ai bien sûr jamais obtenu de réponse à cet Email, ni d’excuses d’aucune sorte.

Voilà qui éclaire à mon sens la personnalité des deux têtes de l’exécutif municipal de Biarritz.
Chers Biarrots, je vous laisse seuls juges de votre appréciation du comportement de ces deux personnes …

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